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La Ville mobilisée / COVID-19




Fiers de nos couturières !

Publié le 24 avril, 2020
Nous avons suivi leurs aventures sur les réseaux sociaux grâce au facebook Armentières, la métamorphose… Où en sont les couturières armentiéroises de leur marathon anti-épidémie, commencé fin mars ? Nous sommes retournés les voir : attention, elles ont toujours la motivation et l’énergie très contagieuses !

Au départ, il y a l’initiative de Marie-Odile Malfait (dernière photo en bas de cette page), professeure à l’Ecole de couture municipale, qui souhaite aider les soignants des EPSM d’Armentières et Bailleul en produisant pour eux quelques masques. Et puis tout s’est très vite emballé : des élèves de la couturière proposent leur aide et, à la demande du Maire et en lien avec la Direction de la Culture, il est décidé de fabriquer aussi des masques pour les fonctionnaires de la Ville et du CCAS, mobilisés sur le terrain, ainsi que pour les agents de la Police nationale. Grâce aux réseaux sociaux, d'autres bonnes volontés se manifestent et rejoignent l'équipe. « Aujourd'hui, nous sommes une quinzaine de femmes mobilisées ! Nous faisons un roulement avec une équipe le matin et une autre l’après-midi, du lundi au vendredi », détaille Marie-Odile Malfait, qui pilote la production en binôme avec Marie-Annick Dormieu, comme elle professeure à l'Ecole de couture municipale et pleinement investie dans cette aventure.

La solidarité pour moteur, la joie pour carburant

A raison de 6 couturières présentes simultanément dans le bel atelier du nouveau pôle culturel (désinfecté deux fois par jour par les agents d'entretien de la Mairie), « les règles de distanciation sont facilement respectées », souligne la professeure. En revanche, l’ambiance habituellement plutôt studieuse est ici complètement... dynamitée ! « Nous retrouver chaque jour est un vrai bonheur, on discute, on se charrie et on rigole beaucoup. Les couturières prennent plaisir à venir, elle se sentent plus utiles que si elles restaient toute la journée chez elles », témoigne Marie-Odile. Avec la solidarité pour moteur et la joie pour carburant, les couturières bénévoles produisent même à rythme très soutenu. Pourtant, les journées ne se résument pas seulement à une partie de plaisir. « La couture est un métier exigeant et fatiguant, qui peut provoquer des douleurs aux épaules ou sur le haut du dos. D’où l’importance de nous relayer et nous ménager chacune, car il faut que cela reste un plaisir », insiste Marie-Odile Malfait.

Masques et surblouses par centaines

Fin mars, en quelques jours, 350 masques ont été ainsi produits. « Ils sont composés de deux épaisseurs de coton, d’un molleton au milieu servant de filtre, et de deux élastiques pour le faire tenir sur le visage. » Fabriqués en respectant scrupuleusement les préconisations officielles et les règles d’hygiène, puis lavés en machine, ils ont été distribués aux agents municipaux qui les utilisent toujours. « Nous n’avons eu que des retours positifs, ils sont utiles et solides », se réjouit Marie-Odile Malfait.

Courage et générosité

La qualité de leur travail est si remarquable que les couturières ont reçu avec fierté, début avril, une nouvelle commande d’ampleur : produire en grande quantité des surblouses, pour les personnels soignants cette fois-ci. Ces blouses, indispensables auprès des malades ou personnes fragiles, se portent au-dessus des vêtements afin de minimiser les risques de contamination. « Elles sont fabriquées en intissé, qui est une matière plus difficile à travailler que le coton, et elles sont à usage unique, donc jetables, c’est pourquoi la demande est forte », explique la couturière en chef. Le mérite est d’autant plus grand de la part des généreuses ouvrières ! En deux semaines, 750 unités sont sorties de la petite manufacture, direction l’Hôpital, les EHPAD et EPSM du territoire. « Et nous avons une nouvelle commande en cours ! », annonce Marie-Odile. « Bien sûr, nous n’avons pas d’objectifs chiffrés de la part de la Ville, mais nous nous sommes organisées pour être efficaces en dressant des plannings et en instaurant même une forme de travail à la chaîne pour fabriquer ces surblouses rapidement. » Rapidement et toujours dans une ambiance chaleureuse et conviviale pour des femmes qui ont appris à se connaître, s'apprécier mutuellement et devenir nouvelles amies.

Marie-Odile Malfait et sa comparse Marie-Annick Dormieu en sont convaincues : de cette période extraordinaire de confinement face à l'épidémie, au delà des peines, resteront gravés dans nos esprits les actes de générosité comme celui que les couturières armentiéroises ont accompli avec tant de sincérité et de courage.


 

 

 

 

Photo ci-dessus : Marie-Odile Malfait, la couturière en chef !

 

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